Contexte et situation actuelle en Kabylie

L’éducation en Kabylie, telle qu’imposée par le régime algérien, est marquée par des lacunes structurelles et idéologiques profondes, compromettant à la fois l’avenir des enfants kabyles et la préservation de leur identité.

Principales problématiques illustrant la situation actuelle

Une langue maternelle marginalisée

Dès les premiers jours de leur scolarisation, les enfants kabyles sont privés de leur langue maternelle, le kabyle, au profit de l’arabe, une langue étrangère pour eux. Ce choix linguistique arbitraire brise le lien naturel entre les enfants et leur culture, tout en rendant l’apprentissage plus difficile.

Des infrastructures vétustes et inadéquates

Les établissements scolaires en Kabylie souffrent d’une infrastructure dégradée et non conforme aux standards de confort scolaire, de sécurité et de salubrité. Certains sont construits à proximité de routes à grande circulation, exposant les élèves à des risques graves.

Un système éducatif surchargé et désuet

Les classes bondées, les programmes scolaires inadaptés et excessivement chargés, l’encadrement éducatif démotivé, ainsi que les méthodes d’enseignement obsolètes étouffent le développement intellectuel des élèves.

Un endoctrinement idéologique systématique

L’école algérienne ne se contente pas d’enseigner des connaissances académiques, elle impose également une idéologie étrangère aux valeurs kabyles. Les enfants sont systématiquement exposés à des notions religieuses traumatisantes comme le « châtiment de la tombe » et à une glorification de figures littéraires étrangères (comme Antar Ibn Shaddad ou Al-Mutanabbi), tout en ignorant totalement les œuvres kabyles de Mouloud Feraoun, Taos Amrouche ou Mouloud Mammeri.

Une identité bafouée

Le système éducatif algérien contribue activement à l’aliénation identitaire des enfants kabyles, en excluant la langue et la culture kabyles des programmes scolaires. Cette marginalisation systématique met en péril la transmission intergénérationnelle de l’identité kabyle, détruise progressivement les valeurs sociales de la Kabylie ainsi que le sentiment d’appartenance.

Un désespoir social croissant

Le taux de décrochage scolaire est alarmant, aggravé par un chômage endémique parmi les jeunes diplômés. Le désespoir général alimente une montée des fléaux sociaux, tandis que le corps enseignant, dévalorisé et mal rémunéré, subit un mépris institutionnalisé.

Des conditions sanitaires et environnementales déplorables

L’insalubrité dans les établissements scolaires, le manque d’eau potable, l’absence de suivi sanitaire pour les élèves et la prolifération des eaux usées autour des écoles mettent en danger la santé et le bien-être des enfants.

Des grèves et une gestion inefficace

Les grèves régulières et l’incompétence des gestionnaires du secteur éducatif perturbent la continuité des cours et sapent la motivation des élèves.

En résumé :

  • L’enseignement ne se fait pas en langue maternelle des kabyles mais en langue étrangère en l’occurrence la langue arabe et cela dès les premiers jours de la scolarisation de l’enfant.
  • La surcharge des classes.
  • L’infrastructure dégradée et non convenable.
  • Les méthodes et les moyens d’enseignement sont inadéquats.
  • L’endoctrinent idéologique des enfants dès leurs premiers jours de l’école.
  • L’aliénation identitaire.
  • Les diplômes ne reflètent pas le niveau de connaissances requis.
  • Le chômage endémique et le décrochage scolaire précoce.
  • Le désespoir généralisé pour tous les jeunes.
  • Le corps enseignant n’est pas valorisé, il est plutôt méprisé.
  • L’insécurité générale au niveau de tous les établissements scolaires, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur.
  • Les programmes scolaires sont inadéquats et trop chargés.
  • La formation des enseignants est fondamentalement médiocre.
  • L’incompétence totale des gestionnaires et des responsables du secteur éducatif.
  • La langue et la culture kabyles sont mises en écart.
  • La littérature et les œuvres littéraire des kabyles sont complètement ignorées (Mouloud Feraoun, Taous Amrouche, Mouloud Mammeri, etc.).
  • Déphasage complet entre ce qui est enseigné comme valeurs à l’école et le vécu réel en société kabyle (valeurs sociale, langue, traditions, etc.).
  • L’insalubrité au niveau des établissements scolaires et même au niveau des cantines scolaires, ce qui menace la santé des élèves.
  • Des écoles primaires construites au bord des routes automobiles à grande circulation.
  • Manque d’eau potable dans les établissements.
  • Pas de suivi sanitaire des élèves.
  • Développement à grande échelle de la culture de la tricherie scolaire.
  • Clochardisation galopante.
  • Dégradation du cadre de vie
  • Lacunes d’eaux usées au niveau des alentour des établissements.
  • Avancée des fléaux sociaux.
  • Des enseignants de langue kabyle sans salaires ni situation stable dans l’exercice de leurs fonctions.
  • Des grèves et des manifestions partout et régulière, ce qui influent sur la motivation et l’apprentissage des enfants.
  • Manipulation idéologique des enfants à tous les niveaux : école, tv, tous les organes de communication de l’État algérien.
  • Les parents d’élèves perturbés en tout temps.

Il est inadmissible que des enfants kabyles effectuent toute leur scolarité dans une langue étrangère, subissant un endoctrinement idéologique et une marginalisation identitaire.

Dès le premier jour d’école dans une langue autre que leur langue maternelle, les enfants de la Kabylie apprennent à l’école algérienne : le traumatisme de la tombe (aâdab el qabr), comment laver les morts (ghasl el mayet), les poèmes d’Aântar Iben chedad, et d’EL Mutanabi.

Il est temps que ces aliénations multiples cessent pour une transition rapide vers la modernité. Ce qui ne peut se réaliser que par un État kabyle dans une Kabylie libre et indépendante. Seule une transition rapide vers un État kabyle, libre et souverain, pourra instaurer une éducation en phase avec les valeurs, la langue et la culture kabyles. Cet État indépendant garantirait une éducation de qualité, respectueuse des enfants et ancrée dans la modernité.

La Kabylie ne peut plus demeurer prisonnière d’un système éducatif algérien désastreux, focalisé sur l’endoctrinement idéologique et l’aliénation identitaire. Il est urgent de redonner aux enfants kabyles leur langue, leur culture et leur dignité. C’est une nécessité vitale pour bâtir une société libre, épanouie et prospère.

»» Il est inacceptable qu’en Kabylie, un enfant débute et effectue toute sa scolarité dans une autre langue que sa langue maternelle (le Kabyle).